Emballage comestible, mission impossible ?
37 milliards
C’est le nombre d’emballages à usage unique issus de la consommation hors domicile en France en 2018. Et la tendance ne faiblit pas : entre 2018 et 2021, leur consommation a encore augmenté de 3%, malgré la loi AGEC censée limiter les plastiques à usage unique. Les services de livraison et la montée en puissance de la restauration rapide continuent d’alimenter ce flot.
Face à ce constat, nous nous sommes posé une question simple :
Et si, au lieu de jeter nos emballages, on pouvait les manger ?
De quoi parle-t-on quand on parle d’emballage comestible ?
Un emballage comestible est un matériau formulé à partir d’ingrédients propres à la consommation (fruits, légumes, céréales, algues…) qui peut protéger, contenir ou présenter un produit, et être consommé avec.
Il s’agit d’emballages primaires, c’est-à-dire ceux en contact direct avec le produit et avec le consommateur. Pas question ici de palettes ou de cartons de transport, mais de l’interface entre l’aliment et la main.
Cela peut prendre des formes très différentes : un cornet de glace, une tasse à croquer, une feuille comestible, une enveloppe souple autour d’un produit de snacking, un film appliqué directement sur un aliment. Ce qui relie tous ces formats, ce n’est pas seulement leur caractère comestible. C’est leur capacité à faire disparaître la frontière entre contenant et contenu.
Et c’est précisément là que le sujet devient intéressant.
L’emballage comestible ne remplace pas tous les emballages
L’emballage comestible séduit par l’idée du zéro déchet immédiat : rien à jeter, rien à trier. Mais il pose deux questions clés :
L’appétence : est-ce que c’est bon, est-ce que j’ai envie de le manger par plaisir plutôt que par conviction ?
Le contexte : est-ce que les conditions de consommation justifient ce geste ?
Car au-delà de la durabilité, un emballage a trois rôles essentiels :
maintenir le produit pendant le transport et la dégustation,
protéger et garder les mains du consommateur propres,
isoler le produit des contaminations extérieures.
Dès qu’on remet ces fonctions au centre, on comprend vite que l’emballage comestible ne peut pas répondre à tous les cas d’usage. En revanche, dans certains contextes, il devient particulièrement cohérent : cornet de glace, viennoiserie mangée sur le pouce, frites dans leur barquette, etc. L’emballage n’entre jamais en contact avec une surface autre que les mains des commerçants et des consommateurs.
Dans ces cas d’usage précis, l’emballage comestible prend tout son sens.
L’emballage comestible n’a d’intérêt que s’il participe à l’expérience
Le premier piège du sujet, c’est de le traiter uniquement par la réduction du déchet.
En le traitant comme une contrainte, on ne s’adresse qu’à une frange très engagée des consommateurs. Plus globalement, pour qu’un emballage comestible soit adopté, il faut qu’il soit beau, bon et pensé en association avec le produit emballé. Il peut ajouter une texture, une saveur, un effet, un contraste.
En bref, il enrichit l’expérience au lieu de l’alourdir.
C’est avec cette vision que nous avons développé notre réponse aux emballages comestibles. Nous avons développé une technologie brevetée capable de transformer tout type de recette en une fine feuille comestible, pliable et thermoscellable.
Testée en conditions réelles avec plus de 30 000 unités vendues, nous développons des recettes personnalisées qui subliment les produits qu’elles enveloppent :
un papier sauce sriracha proposer une nouvelle façon d’assaisonner ses frites,
un papier cacao-praliné pour apporter une note gourmande à une viennoiserie sans avoir les mains grasses,
un papier façon ketchup pour relever la sauce d’un burger et maintenir ses ingrédients.
Repenser notre façon de concevoir l’emballage
L’emballage comestible n’est pas un produit miracle. Il ne remplacera pas tous les emballages, mais il peut transformer certains moments de consommation en expériences plus durables et plus gourmandes.
L’emballage comestible n’est pas une mission impossible, c’est une mission sur-mesure. À condition de sortir de la logique du "tout remplaçable" pour entrer dans celle du "juste usage". De le concevoir non comme une barrière technique, mais comme un produit vecteur d’émotion.
C’est pourquoi intégrer le design et la recherche utilisateur en amont de la conception est essentiel. En croisant les expertises du design, de la science alimentaire et des savoir-faire culinaires, nous ne nous contentons pas de rendre l’emballage comestible, on le rend bon, désirable et cohérent avec l’aliment qu’il accompagne.
